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L’alliance Iberdrola-Norges Bank booste le solaire

L’alliance Iberdrola-Norges Bank booste le solaire

Alors que l’Europe cherche à stabiliser son indépendance énergétique, un géant de l’électricité, Iberdrola, et le plus grand fonds souverain au monde viennent de franchir une étape cruciale. En Espagne, le soleil ne se contente plus de briller : il finance désormais l’avenir industriel du continent à travers une alliance de 1 500 MW.

Un pacte de géants sous le soleil ibérique

Imaginez la puissance du fonds souverain norvégien, alimenté par les revenus du pétrole, s’unissant au savoir-faire technique d’Iberdrola, leader mondial des énergies renouvelables. Ce n’est pas seulement une transaction financière ; c’est une greffe technologique réussie avec Iberdrola.

L’annonce récente est de taille : Iberdrola et Norges Bank étendent leur portefeuille solaire commun en Espagne pour atteindre une capacité installée de 1 500 MW. Ce partenariat, initié il y a à peine un an, démontre que la confiance des investisseurs institutionnels dans le photovoltaïque n’a jamais été aussi solide, malgré les fluctuations des marchés de gros de l’électricité.

1 500 MW : Bien plus qu’un chiffre, un levier stratégique

Le seuil des 1 500 MW représente une réalité opérationnelle massive. Pour donner un ordre d’idée, cela équivaut à la consommation annuelle de plus de 400 000 foyers espagnols.

Ce portefeuille se compose majoritairement d’installations photovoltaïques, réparties sur des sites stratégiques bénéficiant d’un ensoleillement optimal (DNI – Direct Normal Irradiation élevé). L’intégration de ces actifs dans le réseau espagnol pose des jalons pour :

  • La réduction du LCOE (Coût nivelé de l’énergie) grâce à des économies d’échelle massives.
  • La stabilisation des prix via des contrats de vente d’énergie à long terme (PPA).
  • L’optimisation des infrastructures de réseau existantes.

L’expertise au service de la fiabilité 

Pourquoi cette alliance est-elle un modèle de fiabilité ? D’un côté, Iberdrola apporte une expertise technique de terrain de plusieurs décennies. Ils ne se contentent pas d’installer des panneaux ; ils gèrent l’équilibrage du réseau et la maintenance prédictive. De l’autre, Norges Bank Investment Management (NBIM) impose une rigueur de gouvernance et de durabilité qui garantit la pérennité du projet sur 25 ou 30 ans.

Cela signifie que les projets sous cette bannière bénéficient des meilleures technologies de modules (probablement des cellules à haut rendement de type N) et de systèmes de tracking de dernière génération, minimisant les pertes d’énergie.

Au-delà du silicium : Une vision émotionnelle de l’énergie

Il y a quelque chose de fascinant dans cette transition. Voir des capitaux issus historiquement des énergies fossiles (le fonds norvégien) se réincarner dans des parcs solaires en Estrémadure ou en Castille est une preuve de la maturité du secteur. Nous ne sommes plus dans la phase des « projets pilotes ». Nous sommes dans l’ère de la production de masse décarbonée.

C’est une nouvelle qui apporte un souffle d’optimisme aux professionnels du photovoltaïque : le capital est là, la technologie est prête, et la volonté politique suit.

Quelles perspectives pour les professionnels ?

Cette extension de portefeuille n’est qu’un début. L’accord prévoit potentiellement d’atteindre 2 600 MW dans les années à venir, incluant également de l’éolien terrestre. Pour les acteurs du solaire, cela signifie un carnet de commandes rempli pour les entreprises de maintenance (O&M) et une opportunité d’étudier des modèles de co-investissement reproductibles ailleurs dans le monde.

L’Espagne s’affirme ainsi comme le laboratoire européen du solaire à grande échelle. Si Iberdrola et Norges Bank réussissent ce pari, ils tracent la route pour d’autres alliances similaires entre utilities et fonds de pension mondiaux.

Source : Iberdrola Press Room

Pour savoir plus d’actualités international : solarbox.com.tn/category/actualites/international/

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