En plein cœur de la transition énergétique tunisienne, un acteur inattendu monte en première ligne : le Ministère des Affaires Religieuses. Sous l’impulsion de l’ANME, les lieux de culte s’apprêtent à devenir des modèles d’efficacité énergétique. Retour sur une initiative qui allie spiritualité et technologie durable.
La scène se déroule dans un cadre studieux, où l’expertise technique rencontre la gestion des affaires publiques. L’Agence Nationale pour la Maîtrise de l’Énergie organise la deuxième session de formation au profit des cadres du Ministère des Affaires Religieuses. Ce titre, bien que protocolaire, cache une réalité bien plus ambitieuse : la transformation radicale du paysage énergétique des bâtiments publics en Tunisie, en commençant par ses symboles les plus fréquentés.
Un pont entre transition énergétique et espaces sacrés
Imaginez 151 mosquées, rien que dans le gouvernorat de Tozeur, captant l’énergie du soleil pour s’auto-suffire. Ce n’est pas un projet lointain, mais la phase actuelle d’un programme d’envergure. Pour réussir ce pari, l’aspect technologique ne suffit pas ; il faut des gestionnaires éclairés.
Cette deuxième session de formation vise à doter les cadres du ministère des outils nécessaires pour superviser cette mutation. Il ne s’agit plus seulement de réduire une facture d’électricité, mais de créer un modèle national de transition énergétique reproductible dans tous les espaces publics du pays.
Pourquoi former les cadres religieux à la maîtrise de l’énergie ?
Le choix de cette audience n’est pas anodin. Les bâtiments cultuels représentent une part significative de la consommation énergétique publique. En formant les décideurs et cadres du ministère, l’ANME s’assure d’une « Fiabilité » dans la mise en œuvre des projets.
- Maîtrise de l’autoproduction : Comprendre le fonctionnement des installations photovoltaïques pour mieux les gérer au quotidien.
- Audit et efficacité : Apprendre à identifier les gisements d’économies d’énergie au-delà du simple panneau solaire.
- Pérennité des installations : Garantir que les investissements publics dans le solaire soient maintenus selon les normes de sécurité et de performance en vigueur.
Vers un réseau de « Mosquées Vertes » à travers la Tunisie
Le succès de l’expérience à Tozeur sert de laboratoire. L’objectif affiché par l’ANME est clair : une extension à l’ensemble des gouvernorats de la République. Pour le chercheur ou le professionnel de l’énergie, cette initiative est fascinante car elle démontre que la décentralisation énergétique peut s’appuyer sur des réseaux institutionnels existants pour accélérer le déploiement du photovoltaïque.
L’expertise de l’ANME : Un gage de confiance
En tant qu’institution de référence, l’ANME ne se contente pas de transmettre un savoir théorique. Elle installe une véritable culture de la sobriété. Ce programme s’inscrit dans une stratégie globale de décarbonation et d’indépendance énergétique. Pour les professionnels du secteur, c’est aussi le signe d’un marché public en pleine expansion, structuré par des normes rigoureuses et une volonté politique forte.
En résumé : Les points clés de cette mutation
- Phase Pilote : 151 mosquées à Tozeur déjà concernées.
- Ambition : Généralisation à toute la Tunisie.
- Enjeu : Créer un modèle d’efficacité énergétique dans les espaces publics.
- Moyen : Formation technique poussée des cadres administratifs.
Cette alliance entre l’expertise technique de l’ANME et la portée sociale du Ministère des Affaires Religieuses prouve que la transition énergétique est l’affaire de tous. Elle n’est plus une option technique, mais un engagement national vers un avenir plus propre.
Source :Agence Nationale pour la Maîtrise de l’Énergie (ANME)
Pour savoir plus d’actualités national : solarbox.com.tn/category/actualites/national/

